Curieux dépanneurs

L’avantage de déménager, c’est qu’on tombe sur des vieilles choses oubliées au fond d’un tiroir, mais chargées de plein de souvenirs. Comme ce texte rédigé suite à ma première visite au Québec, publié dans le journal des kiosques indépendants de Suisse en 2006 🙂

À l’angle de St-Denis et de Sherbooke se trouvait accroché une enseigne lumineuse qui attira mon attention. Elle était loin d’être la seule à scintiller dans le quartier, toutes différentes, mais toutes affichant bien visiblement le même texte « Dépanneur ».

Moi, nouvelle arrivée, dans le froid et la grandeur de Montréal, je me trouvai intriguée par cette multitude de petits shop. Je pouvais comprendre que le froid puisse rendre le démarrage des véhicules difficile ou que la neige rende les routes mauvaises, mais je m’étonnais de voir une telle quantité de dépanneur dans cette petite partie de Montréal que je découvrais à peine.
Piquée par la curiosité, je m’approchai de l’un d’eux et y pénétrai. C’est une fois à l’intérieur que l’appellation « dépanneur » prit toute sa signification.

Une vraie caverne d’Ali baba. Des marchandises de toute sorte, une surabondance d’étalages dont l’ordre était bien loin d’égaler celui de la Suisse, une diversité parfois étonnante, en effet celui-ci offrait divers sabres de collection en plus de la petite alimentation conventionnelle sans oublier le service de location de vidéos.

Je pris quelques minutes pour découvrir les spécialités québecoises qui s’offraient à moi. L’appellation était toute bien trouvée, il y avait de quoi se dépêtrer de n’importe quelle situation. Pour trouver son bonheur, un tout petit peu de patience suffit.

J’y ai trouvé le mien comme tant d’autres l’ont fait, et comme vous aussi peut-être, si vous passez un jour par le Canada.

 

 

Posted on 10 mai 2013 at 2:10

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